Méthodologie des tests

Cette page présente un bref descriptif du protocole expérimental. Chaque point est expliqué plus en détails dans un article consacré et disponible dans la barre de navigation sur la gauche.

1. Réglage du poumon mécanique

Les efforts inspiratoires d’une cohorte de patients (et non les paramètres correspondant à un unique patient) sont reproduits à l’aide d’un poumon mécanique ASL 5000 dont la pression musculaire est en accord avec la physiologie (Fig. 1). Les modèles pulmonaires (restrictif, obstructif et normal) sont définis par la résistance et la compliance pulmonaire. Les dynamiques ventilatoires ne dépendent que de la fréquence ventilatoire fv et de la pression d’occlusion P0.1.

                       

Figure 1 : Évolution physiologique de la pression musculaire

a) Modèles pulmonaires

  Restrictif Obstructif Normal
Résistance R (cmH2O.s/l) 5 25 5
Compliance C (ml/cmH2O) 20 50 50

b) Dynamiques ventilatoires

420 couples de valeurs (fréquence ventilatoire fv comprise entre 10 et 30 cpm et pression d’occlusion P0.1 entre 0,5 et 10 cmH2O) représentent la variabilité interindividuelle de notre cohorte pour chaque modèle pulmonaire (restrictif, obstructif et normal) : au total, 1260 cas sont simulés pour chaque réglage du ventilateur.

2. Réglage des ventilateurs

De manière à ce que l’évaluation ne soit pas dépendante de l’opérateur, les ventilateurs doivent être placés dans des conditions similaires de réglages et de fonctionnement.

Le mode de ventilation retenu est mode spontanée avec aide inspiratoire (VS-AI). Notre procédure se focalise sur la sensibilité du déclenchement de la pression haute ηh (« trigger inspiratoire ») et la durée de montée en pression τmp (« pente »). Ces paramètres sont fixés aux valeurs minimale, médiane et maximale, tandis que les autres réglages correspondent à des conditions de fonctionnement similaires d’un ventilateur à l’autre, en tenant compte des disparités dans les dénominations et les logiques.

3. Analyse des simulations

Pour chaque cas, 50 cycles ventilatoires sont analysés. Nous distinguons les cycles synchrones à la pression musculaire notés CS de différents asynchronismes : les cycles avec un déclenchement synchrone de la pression haute et un déphasage du déclenchement de la pression basse (Dsh = déphasage quelconque, Dab = avancé ou Drb = retardé), les cycles double déclenchés (DD) et les cycles non déclenchés et auto-déclenchés (ND). Les résultats sont synthétisés sous la forme de cartes colorées et d’un coefficient de synchronisabilité ε (de 0 à 100%) caractérisant la capacité moyenne du ventilateur à se synchroniser avec les différentes dynamiques ventilatoires : lorsque ε =100%, le ventilateur se synchronise à toutes les dynamiques ventilatoires.